Jurnal

19 februarie 2010 - La suprematie sur l'olivier

 

La suprématie* sur l’olivier

Pour… un grand ami,
aveugle, sourd et muet…

I. Trois portraits atypiques

***Avertissement : voila un conte absurde ; il ne faut pas le prendre très sérieux en considération ; même la morale ce n’est pas la nôtre mais… la vôtre. Gardez-la bien !

Moto : (celui-ci nous appartient, ca dépend de vous… le maîtriser)

« A pas doux, avançait son ombre,
Le cœur, parmi les feuilles, frémissait.
Les syllabes timides devenaient des ’’mirages qui tombent’’,
Il sourirait l’olivier, sous les rayons du soleil. »

[A.V. - La Douleur du Sommeil (2007) – Le vol]

Donc, laisses les lecteurs tranquilles avec tes introductions stupides ! Il faut commencer !
Il était une fois, avant les siècles des siècles, et peut être même avant la division du temps dans le calendrier (en tout cas, bien avant beaucoup de lunes) il était une fois… un désert vert.
Ah ! Le début est déjà abrupt… Comment exister un désert vert ?
Oui, il est possible. C’était pas à cause de la végétation abondante (parce que, si… elle était présente, on ne pourrait mêmes pas avoir le désert). C’était justement à cause du vêtement spécifique pour les zones désertiques : le sable. Monsieur S., le très bon danseur et l’incertain amant, était vraiment frère de la chlorophylle de l’autre monde (on croit)… civilisé.
Vert smaragdine, comme les yeux fatigués de mon copain (je crois qu’il reste trop devant l’ordi’ et moins devant moi), ce sable cachait pendant la journée beaucoup de bêtes sauvages et quelques-unes appartenant au bestiaire fabuleux (réminiscences grecques et romaines de la mythologie, qui nous pose tant de problèmes quand on analyse des textes littéraires… surtout dans les milieux académiques).
De toutes ces bêtes, je ne suis entrain de présenter que trois, parce qu’on n’a pas du temps pour étaler toute la galerie zoo (cette histoire doit rester un « très court conte », avec un message au long-terme, pour nous mettre tous un peu… au point*).
Et je vais la construire « au présent » cette narration, parce que ça sera plus convaincant pour tous et toutes. Lecteurs et situations.
Allons-y ! 

* La suprématie concerne (bien sur, stricto sensum) l'état de primauté sur le plan militaire et la capacité de posséder par tout moyen une technique de guerre, en détriment des autres représentants du même règne.
Cette primauté n’est recherchée que pour obtenir la victoire temporaire sur le champ de bataille [dans ce cas… primo - les sables infinis du désert, secondo - l’espace frais autour de l’olivier]. Une fois détenues les dimensions smaragdines par quelqu’un, les autres adversaires doivent changer les stratégies et les tactiques dans leurs plans de guerre, pour tout (en pleine folie) recommencer. C’est typique… animalier.

* Mise au point – la, c’est surement une sorte de réglage psychique a jamais.

L’hyène

C’est la plus connue bête du désert car… elle ne perd aucune occasion pour se monter, si quelqu’un apparait du néant, mal orienté. On l’observe surtout sous la lune, parce que l’hyène adore la nuit (elle dit que la stupidité est plus visible dans les rayons du soleil ; peut être qu’elle a raison).
Pour l’hyène, tout ce qui bouge peut présenter d’intérêt. Le repas n’a jamais des heures fixes et, de temps en temps, les cadavres sont les plats principaux.
Tachetée ou uni, ça n’a aucune importance. Néanmoins, l’hyène est toujours à la mode. Les oreilles longues prennent tout son – surtout l’hyène femelle est l’une des plus spécialisés enregistreurs (elle a été, une fois, candidate - sélection agents KGB, mais le caméléon – après un long et fatiguant concours, l’a devancé).
Même si après … la propagation des sons pour les autres de son espèce se transforme parfois en bruits ou en hurlements de rage, c’est parce que l’hyène ne possède pas la capacité de l’harmonie musicale – ses oreilles sont molles.
On n’est pas des experts en psychologie, mais on essaie de tracer quelques-uns de ses défauts majeurs : la rapacité, l’esprit réfractaire envisageant la vraie connaissance et science, toujours « terrestre » (on parle de la capacité intellectuelle réduite – l’hyène va jamais accéder à la connaissance divine), naïve et grossière jusqu’au ridicule. Tenez son portrait !
Les autres animaux ont une très mauvaise opinion sur elle, et on l’associe souvent cette M’demoiselle avec deux cas de droit (parfois pénal, parfois civil) animalier : « bête cruelle et sournoise » et « rire comme une hyène » - c'est-à-dire de façon « méchante ».
L’hyène a commencé la dispute pour l’olivier, en utilisant des moyens non-orthodoxes et des techniques type « attrape le corbeau, enlève ses yeux ».

Bien sur que la suite appartient au monsieur C.

Le Corbeau

Il vient de finir Cioran, « Aveux et Anathèmes ». Ses lectures antérieures n’ont pas ignoré La Cantatrice chauve*, En attendant Godot et quelques autres (encore !) pièces de théâtre écrites par Beckett (il se souvient pas des leurs titres).
On peut donc se demander, sans faux intérêt, il a pu trouver où tous ces textes, s’il vit même au milieu du désert ?
La source des lectures reste incertaine, mais lui, Monsieur C., il nous laisse l’impression qu’il rend fréquemment des visites nocturnes à… une école dramatique de Tamanrasset.* Oui, il a de la chance, les gardiens chameaux dorment pendant la nuit, comme les autres … convertis par l’espèce humaine… animaux.
Il adore aussi Voyna i Mir*, mais pas le livre – on a trop de pages à lire. Plus précisément, l’écranisation de Sergei Bondarchuk.
Aux séquences des attaques d’armée française sur les russes, notre Corbeau a assuré pour deux secondes le premier plan. Il est devenu, sans réplique et dehors les lignes du scénario, le héros, en croyant que les soldats-acteurs  étaient des cadavres à dévorer…
Est-ce que vous voyez maintenant ? Il est un peu difficile à décrire Liubov Corbeau, parce qu’il a souffert beaucoup de transformations le dernier temps. Et surtout, depuis quelques mois (la période où il a vécu pleinement les situations compliquées du théâtre de l’absurde, dont il digère comme un typique gourmand).
Il n’est pas (c’est vrai !) le même être de la période (pré)historique (ça veut dire, avant cette histoire sans bout).


***

J’ai un petit conseil pour vous, tous ceux qui lisez ces lignes : même si, dans un étude comparé « des coutumes et traditions des nombreuses tribus » (Bla, Bla, Bla ! Pour la richesse des sens, I love Africa !*) on comprend que le symbolisme du Corbeau se relève sous une forme négative, essayons lui offrir des circonstances atténuantes parce qu’il est devenu récemment, pour de vrai, étudiant en lettres, grâce a ses lectures profondes (concentrées sur l’idée de l’absurde, c’est vrais, mais l’abs’ est aussi une catégorie esthétique, et on reste toujours dans le royaume des… lettrés !).
Le Corbeau se considère lui-même l’oiseau des romantiques (il connait « un peu » même le dico de Jean Chevalier).
Oui, dans le passé il était aussi le messager de la mort, le seul qui planait au-dessus les champs de bataille.
Strabon, le géographe grecque, lui attribuait en plus le rôle du gardien solaire du dieu Apollo.
Mais les dieux sont tous morts aujourd’hui, et monsieur C. a perdu beaucoup de ses grâces célestes antérieures. Mithra* et Bodb* ne se souviennent même pas de la couleur de ses plumes…
En  connaissant son don de vivre « à jamais », il est fort possible que notre ami s’est réfugié au désert il y a un millénaire et demi, après le massacre des soldats du Roi Arthur*.

Donc, Le Corbeau est devenu brusquement sacré et intangible, et pour ça il se considère « un symbole », en justifiant furieux « son droit légitime » pour garder l’espace frais… autour du Roi Olivier.
Maintenant, je crois qu’il est venu le moment de vous partager un secret, en ce qui concerne Le Corbeau : aucune de ces pauvres bêtes désertiques ne sait, mais notre ami, « le monsieur noir », est le seul responsable des tempêtes du sable vert dans la région, des tonnerres et éclairs sans pluie, et du vent sec de l’été qui rend plus insupportable la chaleur et… la folie des regrets (oui, les regrets des animaux sauvages dont lui, monsieur C. continue à leur… échapper).

 

 

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Avec une origine incertaine (provenant des Mayas, Mandarins ou des anciens Irlandais), Le Corbeau joue très bien au présent son rôle de la retraite volontaire en Afrique…
Il pratique aussi l’abstinence (la vérité c’est qu’on n’a jamais vu quelqu’une de son espèce près de lui) mais (c’est étrange!) de ce qu’il a apprit l’arabe (il parle aussi quelques langues de la communauté européenne), C. répète encore et encore deux syntagmes (très humaines) : « Hbiba, Allah yarddi 3alik ! Hadri M3aya ! *» et, s’il constate que personne ne lui répond, (énervé) : « Mabghitich thadri? Blash aalik ! »*
Les tribus humaines likuba et likuala* le protègent, car Le Corbeau est une alarme naturelle devant les dangers humains ou animaliers.
Oui, vous avez deviné – voilà un vrai traître : il vit son état blasé au détriment du règne animal tout entier, en se considérant « supérieur » et le seul capable d’obtenir la suprématie sur l’olivier…
Si vous attendez une brève conclusion sur ce personnage ailé de notre conte, on peut (enfin !) la formuler : «Le Corbeau change (s’il le veut vraiment) la nuance de ses plumes, mais jamais… (Jamais !) ses anciennes amertumes. »

* La Cantatrice chauve – pièce (théâtre de l’absurde) écrite par Eugène Ionesco.

* Tamanrasset ou Tamanghasset – wilaya et ville d’Algérie, située au milieu du désert saharien, dans une oasis, bien sur. Je suis, depuis quelques ans, un fan de ses fêtes, en visitant… pas les endroits réels  (et vraiment merveilleux), mais le site internet  tamanrasset*point*net (merci, mon ami Lakhdar, pour tes informations !).

* Voyna i Mir – Guerre et Paix, roman écrit par Leo Tolstoï, ecranisé en 1967 - metteur en scène, Sergei Bondarchuk.

* I love Africa ! (anglais) - J’aime l’Afrique!

* Mithra – le dieu de la lumière, du soleil intangible, de la sincérité et de la loyauté.

* Bodb / Badb – déesse appartenant à la mythologie celtique, la protectrice des guerres, symbolisé par un corbeau.

* Le Roi Arthur - seigneur breton qui a organisé la défense de la Grande-Bretagne face aux attaques saxons, à la fin du Ve siècle ou au début du VIe  (comme, si je me souviens bien, notre spécialiste en civilisation médiévale… a précisé).

* Hbiba, Allah yarddi 3alik! Hadri M3aya ! [Transcription phonétique] – arabe - « Mon amour, que Dieu te bénisse !  Parles moi! » 

* Mabghitich thadri? Blash aalik ! [Transcription phonétique]  - arabe - «Tu ne veux pas me répondre ? Tant pis ! »

* Likuba, likuala – des populations africaines, situées au sud du continent noir.

La Tortue

Pour mieux connaître le troisième personnage de ce conte qui n’a rien d’humain en lui (ou… qui sait ? peut-être que le signe de l’homme apparaitra à la fin, comme dans les pastels d’Alecsandri) donc, pour créer le personnage qu’il nous faut, laissons son arbre généalogique à parler en étalant au soleil ses merveilleuses branches bio’ !
On vous présente M’dame Glyptemys insculpta, ou, un peu plus simplifié, La Tortue des bois.
Née 1758 (location imprécise) elle appartient à l’Ordre Testudines. Les profans savent que la Tortue arrive au milieu du règne Animalia par la filière : embranchement Chordata, sous-embranchement Vertebrata, classe Reptilia, sous-classe Chelonii.
Seulement les initiés connaissent son vraie appartenance à la Grande Loja Kun*- organisation (on dit !) secrète. Secrète car… le sable vert du désert la couvre complètement, pas parce qu’elle a des activités absconses, cachées.
Si vous faites partie de la catégorie « sceptiques », La Tortue des bois… elle ne peut vous laisser que l’impression d’une bête sans importance et sans… quelques parties essentielles du corps, qui déterminent l’orgueil exacerbé des autres animaux (de l’hyène et du corbeau, par exemple).
La mâchoire de la tortue est sans dents (et ça ne présente aucune importance au monde sauvage si… elle est couverte par une surface cornée tranchante). Disposition unique chez les vertébrés, la ceinture scapulaire de la tortue est encerclée par les côtes. Est-ce-que vous pouvez deviner ce que prouve notre amie ? Oui, le premier stade de l’ontogénèse ! Je n’ai jamais imaginé que La Tortue est si… ancienne.
Ni des dents, ni des oreilles externes. Je crois qu’elle est un peu désavantagé, la petite : comment entendre les hurlements de rage qui remplissent (du soir au matin) le désert ? Mais la période d’hibernation, longue et… surtout lointaine de ses ennemis, lui assure le juste droit à la tranquillité.
La Tortue possède des griffes courtes, donc les luttes ouvertes (avec L’Hyène ou avec Le Corbeau) sont pratiquement impossibles. Madame T. est herbivore mais, en cas de force majeure, elle peut se convertir… rapidement.
Ses autres points minus sont vraiment des faiblesses graves, au milieu désertique : pas d’acuité visuelle, pas d’odorat développé, le sens d’orientation poussé, le sang froid et le sommeil agité (caractérisé par les mouvements oculaires rapides et la suppression du tonus musculaire du cou). La pauvre Tortue, le destin l’a ... réellement torturé !
On peut ajouter a ses points faibles une terrible confiance aux autres, mais ça c’est une autre histoire, peut être pour le deuxième chapitre, qui sait !?!
Si on peut réellement apprécier une attitude chez elle, c’est que la Tortue des Bois s’est séparé bénévole de ses sœurs – la tortue à cou de serpent, la tortue à carapace molle et la tortue à grosse tête… en assumant  son propre destin (vraiment difficile et sans perspective, sur le plateau incertain et smaragdine du désert).
La vie insipide dans cet endroit, disons que l’a rendu plus impénétrable. Même si on l’appelé générique La Tortue des bois, notre amie mérite en plus le surnom  La Tortue Tête-Dure ou… La Tortue-Têtue.
Partout dans le monde, cette petite verte créature est protégée, mais pas au désert. N’oublions jamais ! On est en Afrique, le jeune continent, et le sens de la conservation est encore développé. Mais pas le sens de la préservation et protection des autres...
Échappent  ceux qui peuvent  (surtout… quand la misère chasse la pauvreté *)!
Donc, notre chère amie est entrain d’apprendre pour l’avenir une nouvelle leçon : elle veut devenir peu à peu Tortue du désert en changeant son genre en Gopherus et son èspece en… agassizii. On appelle ça… conversion au milieu désertique ou adaptation. Il y a quelqu’un à la porte des accusations? Je n’y crois pas !

Si on ne fait pas partie de la catégorie au-dessus notée (des sceptiques), on ne peut pas se limiter seulement aux qualités biologiques de La Tortue et on a le devoir d’analyser un peu (même d’un œil critique) ses rapports amicaux avec la mythologie.
En Chine, La Tortue représente l’allégorie du monde et dans l’Orient sa présence nous parle (à haute voix) de la sagesse, longévité et l’immortalité de la Terre.
Les anciens peuples croyaient que cette petite et insignifiante bête gardait les grands secrets du ciel et du microcosme.
D’après la scapulomancie, par les biais des tortues on peut établir une communication inédite entre le monde des vivants et celui des morts.
Une histoire très jolie (dont j’ai beaucoup aimé au cours d’anthropologie) parle des questions écrites sur un morceau de carapace de tortue. Bien sur, des questions adressées aux ancêtres. Les anciens chinois exposaient les morceaux dans les flammes et ils recevaient « la réponse » des morts dans les craquèlements ultérieurs. Après, la preuve était confiée à un collège divinatoire qui interprétait  les craquelures.
C’est (donc !) peut être justifiée l’opinion d’un chameau blanc, qui a affirmé… il y a longtemps : « La Tortue sait très bien quand une tempête arrive, elle lit les traces dans le sable vert »… Oui, c’est vrai que la petite en carapace sort aux rayons du soleil la première après les ravages du vent… Mais on ne sait pas précisément la vérité sur ses capacités divinatoires....
Les histoires de la Vieille Tortue Kurma, le second avatar de Vishnu sur terre, et de la Tortue Stellaire qui supporte le monde entier sur son dos, sont connues même dans le désert, mais personne ne les apprécie pas vraiment. Comment peut-on admettre donc… l'idée d'un droit à la révolte et la suprématie de cette naine si… facilement?
Sa présence sur les pétroglyphes* des Maoris*, en Polynésie et des amérindiens… peut paraître  comme une cloche en pierre dans le temple d’orgueil appartenant aux autres précieux animaux (autrement dit, peut paraître…  idiot).
Mais je trouve exagérés tous ces éloges précipités sur M’dame Tortue… Il y a surement quelque chose qui nous manque… Oui, je sais ! Une opinion avisée !!!!!!!
Pour la dernière partie du portrait, laissons parler la cigale*, notre spécialiste en mythologie (et docteur en droit animalier aussi) :
- Humm… Dans l’imaginaire universel, la tortue a une symbiotique appart, en accumulant toutes les énergies créatrices – masculine et féminine, humaine et cosmique à la fois.
La Chine, l’Extrême Orient et l’Afrique Noire (aux côtés du Niger, chez les dogons et dans les tribus bambara) lui attribuent l’image d’une cosmographie entière.
La Tortue est la représentation vive  du Temple de la Création car elle soutient sur ses quatre colonnes (les jambes) le dôme magique (la carapace) du monde.
Kung Kung, le plus important des Titans, a détruit la colonne du ciel soutenue par la Tortue-Mère (certainement… l’une des ancêtres féminines de notre présente Tortue des bois, future Tortue du désert).
Son visage vert, la marque de la régénération ou… bien de la génération de vie, situe La Tortue au centre de l’univers et en rapport direct avec la Création elle-même.
De Chine à l’Inde, du Tibet à l’Amazon, toutes les civilisations ont vu dans la tortue une héroïne créatrice, l’ancêtre mythique du Bien et du Mal, le signe de la fertilité et de l’éternité.
Notre personnage raconte parfois (pas pour les autres bêtes, mais pour les petites feuilles-oreilles vertes d’olivier et pour sentir leur merveilleux maître près d’elle) :
- Les peuples mongols disaient que la Grande Tortue en Or soutenait sur ses épaules Le Mont du Centre Universel*.  Pourquoi ne pas soutenir moi, La Petite Tortue des bois, l’ombre de mon meilleur ami, de mon cher olivier ?
On dit que, le moment où elle ressentira les séquelles de la perte de chaleur globale ou de la diminution de la couverture d’ozone, la Tortue déterminera la fin du monde, en se tournant d’un côté (probablement… le gauche). D’après les uns,  la voilà responsable de la Grande Fin!
À l’avis des autres, la petite têtue c’est la mère d’alchimie et de la médecine. À partir de sa carapace, le dieu Hermès a crée la première lyre. Comme il est bien que la tortue garde un peu de la musique et de la poésie sur son… dos !
Elle appartient au Saturne, comme le plomb (on dit la matière primordiale de l’or magique) et assure l’antidote contre le gri-gri* et contre les autres… désertiques maladies. Médicament et poison, tenez l’ambivalence de La Tortue, pour ne pas dire… son esprit balancé !
La vérité c’est que l’accomplissement de l’esprit devient efficace seulement s’il arrive à isoler les sensations des objets sensibles. C’est ce que notre amie fait, quand elle réussit à retirer complètement  les quatre membres dans sa carapace : de la philosophie.
Enfin, une chose très importante dont je veux vous assurer, c’est que la Tortue a été le personnage principal du Bhagavad Gita* qui nous parlait autrefois, si beau, des anciennes (aujourd’hui… défuntes) vertus.
Et maintenant, parce que la cigale a mal à la gorge, je vais tirer moi-même la conclusion sur notre amie-dôme portable :
« Le supplice d’être a jamais prisonnier de la réflexion doit pas rester dans le sable mais… dans l’olivier. S’il n’existe… au moins une toute petite chance à partager les découvertes… à quoi ça sert ?
C’est la question qui torture continue… la tête dure de tortue… absolue ».

* Kunle principe maternel – La Terre, le deuxième trigramme des huit qui forment la rose des vents; les autres sept sont : Qian – Le Ciel (Père), Zhen – Le Tonnerre, Sun – Le Bois et Le Vent, Kan – L’Eau et la Lune, Li – Le Feu et le Soleil, Gen – La Montagne, Dui – Le Marécage.

*.Quand la misère chasse la pauvreté de Majid Rahnema (philosophe, diplomate, ex ministre et représentant de l'Iran à l'ONU, enseignant à l'université de Claremont, Californie) - livre construit sur l’idée de misère et pauvreté volontaires, et sur l’idée que l’homme ne peut rien maîtriser - ni son propre corps, ni sa pensée, ni son existence. Ce syntagme n’a pas le sens « la misère et la pauvreté de l’Afrique », mais « l’impuissance de l’homme, en général, à comprendre une réalité… évidente ».

* La pétroglyphe est une image symbolique gravée sur la pierre en état naturel. Il ne faut pas la confondre avec les pictogrammes qui racontent des histoires, ni avec l'art pariétal - les peintures sur les parois des grottes.

* Les Maoris (« les êtres humains mortels des dieux et des esprits ») sont des tribus polynésiennes autochtones de Nouvelle-Zélande/ Australie, l’un des derniers milieux de la planète où l’humain s’est installé.

* La cigale est un autre prétexte pour continuer le bavardage inutile sur des sujets dont personne n’est intéressé.

* Le Mont du Centre Universel c’est (peut être !) une Pseudo Académie comme Lagado, visitée par Lemuel (Gulliver’s Travels, Jonathan Swift), ou Bridgeford – l’école supérieure des gens dont on ne peut pas s’endouter(Erewhon Revisited, Samuel Butler).

Gri-gri – contrairement aux amulettes, qui visent à protéger, les gris-gris sont des talismans voodoo qui ont pour but l’obtention des pouvoirs magiques offensifs pour gagner, coûte que coûte, l’amour, le bonheur et la chance.

* Bhagavad Gita – La Chant de Dieu/ du Seigneur  - épisode (700 vers) du Mahâbbârata, poème sanskrit sur l’histoire du monde ancien.

(la suite… à très bientôt, j’espère)
Février 2010

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